Fourth Worlds

Idylls

« Aharen, petite station balnéaire typique coincée dans les souvenirs fabriqués d’un film de surf des années 1980, allait être notre maison pour quelques jours. Alors que je me promenais autour du lagon, dans des fourrés infestés de serpents, et tandis que je photographiais le Tombeau de Robert Louis Stevenson, une composition d’inspiration naturelle a soudain pris corps dans un patchwork d’histoires et de récifs coralliens… »
Idylls, album accompagné d’un livret de 12 pages, s’ouvre sur un poème sonore où Lieven Martens Moana tente de « voir à travers les yeux de Robert Louis Stevenson ». L’artiste reflète avec poésie les obsessions de cet écrivain écossais, et cet « enregistrement de terrain », plus qu’un simple document, devient une vraie composition, un story-board imaginé à partir du journal de Stevenson en voyage en Polynésie.
Dans Idylls, Lieven Martens Moana cherche à parvenir à des compositions étranges et complexes par le biais de récits naturels et de lectures inspirées. Comme il l’explique lui-même : « [Idylls] peut être un portrait, une étude ethnographique, une illustration exotique et un rituel. “Rituel” étant pris dans son sens le plus commun, car je tiens à rester éloigné d’une approche sensationnaliste de l’ethnographie (religieuse), de l’imitation de comportements ethniques, et je veux éviter de le considérer comme quelque chose d’étrange. Ce comportementalisme évoque inévitablement la fin de tous les rituels, rendant le monde un peu plus terne. Étant intéressé par l’exotique (l’exotiste), un acte constamment sous surveillance, il est de mon devoir d’observer, de préserver, et de rester en retrait. »

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Lieven Martens (Moana, Dolphins Into The Future) mène une recherche minutieuse sur l’esthétique de l’impression. Grâce à des enregistrements analogiques et numériques, il crée une musique expérimentale qui fait allusion à l’ethnomusicologie, à l’art sonore et à la composition classique moderne. Le dialecte musical qui en résulte est parfois enrichi, lors de ses concerts, par des lectures et des projections de diapositives. Lieven Martens a notamment joué à Mexico, Tokyo, Lisbonne, Lecce et Bruxelles. Il compose de la musique pour des ensembles, pour la radio, pour la publicité et pour des expositions artistiques.
http://edicoescn.be/

Lieven Martens (Moana, Dolphins Into The Future) is seeking a thorough aestheticism of the impression. Using analog and digital recording techniques, he creates an experimental form of music that refers to ethnomusicology, sound art and modern classical composition. The resulting contemporary musical dialect is sometimes augmented live by lectures and slide projections. Martens has performed all over the globe, from Mexico City, to Tokyo, to Lisbon, Lecce and Brussels, and has written commissioned music for ensemble, for the national radio, for a commercial and for art exhibitions.
http://edicoescn.be/

Idylls Excerpt 1:

Idylls Excerpt 2:

Idylls A transcript from Ambae Isle, Scherzo I:

https://www.yumpu.com/en/document/view/60742896/lieven-martens-idylls

« Aharen, a classic small beach town stuck in a fabricated memory of 80’s surf movies, was to be our home for just a few days. While walking through its snake infested bush and through its lagoon, while photographing, the Tombeau De Robert Louis Stevenson, a composition I was hinting at in live environments, became reality inside a patchwork of history, of coral reefs… »
Taking the form of a 12-page book accompanying an LP disc, Lieven Martens Moana’s
Idylls initially presents itself to the listener through concentrated and intentional sound-prose poems of the life of Robert Louis Stevenson as Martens attempts to « see through the eyes of RLS ». Because of Martens’ ability to poetically reflect Stevenson’s obsessions, we can hear field recordings not just as documents, but as compositions and imaginative story-boards of a poet’s journals in the locales of Polynesia.
The uniqueness of
Idylls rests upon the artist’s willingness to arrive at strange and difficult compositions by way of natural story-telling and inspired readings. As Martens himself puts it: « [Idylls], being a portrait, an ethnographic study, an exotic illustration and a ritual. The latter used in the most mundane sense ever, since I’d like to stay far away from a sensational bubblegum approach to (religious) ethnography, to the copying of ethnic behaviour, or to approaching it as something odd or weird. These behaviourisms unavoidably invoke the end of all rituals, thus making the world a duller place. As being interested in the exotic, (c.q. the exotist), an act under constant scrutiny, it is a duty to observe and sustain, to withdraw and refrain. »