Futurs non
conformes. #2 Passages à l'acte

Facial Weaponization

Zach Blas (2011-14)

URL de l’œuvre
http://www.zachblas.info/works/facial-weaponization-suite/

Facial Weaponization Suite s’élève contre les technologies biométriques de reconnaissance faciale – et les inégalités propagées par celles-ci – en fabriquant des « masques collectifs » à lʼoccasion d’ateliers communautaires. Ces masques sont modelés à partir dʼune agglomération de données faciales collectées auprès des participants, produisant des masques amorphes qui ne peuvent pas êtres détectés comme des visages humains par les technologies biométriques. Ils sont ensuite utilisés durant des performances publiques.
Un premier masque fut généré à partir des données biométriques des visages de plusieurs homosexuels en réponse à des études scientifiques estimant pouvoir déterminer l’orientation sexuelle grâce à une simple reconnaissance faciale.
Un second masque explore la noirceur sous trois angles : l’incapacité des technologies biométriques à détecter une peau foncée comme étant raciste, la favorisation de la couleur noir dans l’esthétique militante, et la noirceur en ce qu’elle embrouille les systèmes informatiques.
Un troisième masque explore les relations du féminisme avec la dissimulation et l’imperceptibilité, en prenant la loi française sur le port du voile comme le lieu d’une troublante obligation de visibilité.
Un quatrième masque explore enfin le déploiement de systèmes de sécurité biométriques à la frontière américano-mexicaine et les violences nationalistes que cela a suscité.
Ces masques rejoignent l’utilisation qui est faite du masquage par les mouvements sociaux, un outil d’opacité facilitant les transformations collectives face aux formes dominantes de la représentation politique.

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Facial Weaponization

Zach Blas est un artiste et écrivain américain dont la pratique embrasse la technique et les politiques minoritaires. Il est actuellement chargé de cours au Département des cultures visuelles de Goldsmiths, University of London. Blas a exposé et donné des conférences à l’échelle internationale, dont à la Whitechapel Gallery, Londres ; au ZKM, Karlsruhe ; à l’Institute of Contemporary Arts, Londres ; à e-flux, New York ; à l’Institut d’Art Moderne, Brisbane ; au New Museum, New York ; au Museo Universitario Arte Contemporáneo, Mexico ; et à la transmediale de Berlin.

Zach Blas is a US artist and writer whose practice engages technics and minoritarian politics. Currently, he is a Lecturer in the Department of Visual Cultures at Goldsmiths, University of London. Blas has exhibited and lectured internationally, recently at Whitechapel Gallery, London; ZKM Center for Art and Media, Karlsruhe; Institute of Contemporary Arts, London; e-flux, New York; Institute of Modern Art, Brisbane; New Museum, New York; Museo Universitario Arte Contemporáneo, Mexico City; and transmediale, Berlin.

http://www.zachblas.info/biography/

Facial Weaponization
Zach Blas (2011-14)
http://www.zachblas.info/works/facial-weaponization-suite/

Facial Weaponization Suite protests against biometric facial recognition–and the inequalities these technologies propagate–by making « collective masks » in workshops that are modeled from the aggregated facial data of participants, resulting in amorphous masks that cannot be detected as human faces by biometric facial recognition technologies. The masks are used for public interventions and performances. One mask, the Fag Face Mask, generated from the biometric facial data of many queer men’s faces, is a response to scientific studies that link determining sexual orientation through rapid facial recognition techniques. Another mask explores a tripartite conception of blackness: the inability of biometric technologies to detect dark skin as racist, the favoring of black in militant aesthetics, and black as that which informatically obfuscates. A third mask engages feminism’s relations to concealment and imperceptibility, taking veil legislation in France as a troubling site that oppressively forces visibility. A fourth mask considers biometrics’ deployment as a security technology at the Mexico-US border and the nationalist violence it instigates. These masks intersect with social movements’ use of masking as an opaque tool of collective transformation that refuses dominant forms of political representation.